Colza en 2025 : le rendement compense le recul des surfaces
La surface diminue de 4,6 %, mais la production augmente de 17,5 %. Le rendement progresse de 23,2 %, passant de 29,71 à 36,60 q/ha.
Par l’équipe Cultiviso
Le total SAA couvre le colza grain et la navette, avec les composantes hiver et printemps. Les chiffres concernent la production récoltée et non une estimation de revenu.

| Indicateur | 2024 | 2025 | Évolution |
|---|---|---|---|
| Surface (ha) | 1 326 660 | 1 265 203 | -4,6 % |
| Rendement (q/ha) | 29,71 | 36,6 | +23,2 % |
| Production (q) | 39 411 420 | 46 311 252 | +17,5 % |
Source : Agreste, Statistique agricole annuelle, fichier régional 2010–2025, onglet COP. Données arrêtées au 30 mars 2026 ; résultats 2025 provisoires. Sélection éditoriale nationale, susceptible de révision.
Une récolte en hausse sur moins d’hectares
La surface passe de 1 326 660 à 1 265 203 ha. La production atteint pourtant 46 311 252 q, contre 39 411 420 q en 2024. Dans cette comparaison nationale, le gain de rendement compense largement la baisse de surface. Cela ne renseigne toutefois pas directement sur les marges économiques.
Ce qui change dans la lecture des résultats
Le gain atteint 6 899 832 q malgré une baisse de 61 457 ha. Cela illustre une distinction utile pour la lecture du marché : une culture peut occuper moins de terres tout en fournissant davantage de volume. La statistique de récolte ne donne cependant ni le prix payé, ni les charges, ni la qualité commercialisable. Le constat porte donc sur le volume national et non sur le revenu des producteurs. Pour lire une situation régionale, il faut également conserver le même regroupement colza et navette.
Comment lire ces variations ?
La variation est calculée par (valeur 2025 / valeur 2024 − 1) × 100, puis arrondie à une décimale. La production dépend à la fois des hectares cultivés et du rendement. Le rendement publié étant arrondi, leur produit peut différer légèrement de la production publiée.
Ce que ces chiffres permettent de conclure
Cette comparaison décrit deux campagnes, pas une tendance de long terme. Une moyenne nationale ne représente pas chaque région ni chaque exploitation. Ces chiffres ne permettent pas à eux seuls d’attribuer les évolutions au climat, aux pratiques ou aux prix.
